Expédition Transboréale


La traversée du Québec du sud au nord,
à vélo et en ski

À l’hiver 2023, l’équipe formée de Simon-Pierre Goneau et de Samuel Lalande-Markon tentera la traversée intégrale du Québec du sud au nord, à vélo et en ski. Un périple de 2750 km réalisé en près de 100 jours qui les mènera à parcourir notamment la banquise côtière de la baie d’Hudson.

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Départ dans…

Photos : Jean-Sébastien Berlinguette

L’Expédition, c’est…


2750

Kilomètres parcourus au total

1475

Kilomètres parcourus à vélo en solo
Réalisé par Simon-Pierre en 2020
À réaliser par Samuel en 2023

1250

Kilomètres parcourus en ski en duo

100

Jours d’expédition

Ce n’est pas tant que le pays soit simplement beau, il est puissant. Sa puissance découle de la tension entre sa beauté évidente et son pouvoir de tuer, de prendre des vies. Sa puissance s’insinue dans l’esprit quand on comprend comment l’obscurité et la lumière y sont liées.

Barry Lopez, Rêves arctiques

La conclusion épique d’une trilogie du territoire québécois

Après avoir effectué deux traversées du Québec à vélo et en canot dans le cadre des expéditions Transtaïga (Montréal — Kuujjuaq en 2018, Blanc-Sablon — Waskaganish en 2021), cette ultime traversée représente pour Samuel l’aboutissement d’une démarche de réflexion, de rencontre et d’aventure sur le territoire québécois entreprise il y a plusieurs années et qui l’a mené notamment à publier le récit La Quête du retour.

De son côté, Simon-Pierre a réalisé précédemment la portion de vélo hivernale de l’expédition dans le cadre de l’Expédition Québec Plein-Nord. Stoppé en 2020 par les mauvaises conditions et la pandémie tout près de la baie d’Hudson, il reprendra son parcours de Chisasibi, en troquant cette fois le fatbike pour les skis, avec la ferme intention de compléter ce projet qu’il  mijote depuis près de 15 ans.

2750 km d’une saison à l’autre

La première partie de l’expédition consiste en 1475 km parcouru en une dizaine de jours du point le plus au sud du Québec, la borne frontalière 720, jusqu’à la communauté crie de Chisasibi, sise à l’embouchure de la rivière La Grande, dans la partie nord la baie James. De là, le duo entamera un périple de 1250 km en ski-pulka d’une durée d’environ 60 jours jusqu’au point le plus au nord du Québec, le cap Wolstenholme (Anaulirvik en inuktitut). L’itinéraire prévu les mènera dans la zone côtière de la baie d’Hudson, à la fois sur la banquise et dans les terres avoisinantes. Ce territoire est bien connu des Inuits du Nunavik, les Nunavimmiuts, qui y circulent fréquemment et y organisent la course de traineau à chien Ivakkak. Au cours de cette partie de l’expédition, Samuel et Simon-Pierre visiteront six communautés inuites dans lesquelles ils effectueront des ravitaillements. Entamée au cœur l’hiver, l’expédition se terminera à la fin du printemps, 17 parallèles plus au nord.

Une première?


L’Expédition Transboréale représente vraisemblablement la première traversée complète du Québec à force humaine. Cela nécessite cependant une mise en contexte importante : le Québec est une entité géopolitique récente qui est issue de structures colonialistes britanniques. Le « district de l’Ungava » a en effet été annexé au Québec seulement en 1912, sans qu’en soient consultés les populations locales. Deux communautés de l’actuel Nunavik, Puvirnituq et Ivujuvik, n’ont d’ailleurs pas signé le Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975. Cette traversée intégrale de la « Province du Québec » se présente donc de manière problématique.

Il faut également ajouter que des déplacements d’importance à l’intérieur de ce territoire, et même au-delà, ont fait partie du quotidien des communautés autochtones qui y résident depuis des millénaires. S’ajoutent à cela des expéditions historiques qui présentaient des difficultés techniques incomparables à celles des expéditions contemporaines.

L’Expédition Transboréale est d’abord et avant tout un projet personnel dont la portée symbolique vise simplement à donner envie de mieux habiter le territoire de la « Péninsule du Québec », vivre et partager sa beauté, et contribuer bien humblement à rendre un peu plus tangibles les liens qui unissent le Sud au Nord.

“Le plus loin que nous comptons aller est au nord de nous-mêmes.”

Samuel et Simon-Pierre

Équipe


Simon-Pierre Goneau

Simon-Pierre est un amoureux de la nature et du grand air depuis qu’il est tout petit et passe une grande partie de sa jeunesse à compétitionner en ski alpin à plusieurs niveaux. Adolescent, il se passionne pour l’alpinisme et les aventures polaires et rêve de gravir les plus hauts sommets et toucher les pôles. Bien que ces rêves ne se soient pas concrétisés, SP est aujourd’hui un jeune quadragénaire touche-à-tout du plein-air, à l’aise sur ses pieds, sur deux roues ou sur l’eau. Il a parcouru à voile la côte est américaine jusqu’en Floride et le fleuve St-Laurent, des Grands-Lacs aux Iles de la Madeleine. En 2020, il se lance dans une traversée du Québec à vélo, du sud au nord. Il parcourt plus de 1700 km sur en plein hiver, mais la pandémie et les mauvaises conditions le force à remettre son projet à plus tard.

Biographie
Samuel Lalande-Markon

Samuel est passionné par les récits d’expédition et la nordicité du Québec. Il a parcouru le Canada puis les États-Unis à vélo, roulé un peu partout dans le nord-est de l’Amérique, pratiqué l’escalade sur de hauts sommets dans l’ouest des États-Unis et du Canada, en Équateur et dans les Alpes. Récemment, il a traversé le Québec à vélo et en canot, d’abord du sud au nord, puis d’est en ouest, en compagnie de David Désilets dans le cadre des expéditions Transtaïga 2018 et 2021. En 2020, avec Félix-Antoine Tremblay, il a réalisé la première traversée à vélo de la Route blanche en Basse-Côte-Nord. Son premier livre, La Quête du retour, a été publié en 2021 aux éditions Les Heures bleues. Il collabore régulièrement à la revue Espaces.

Biographie
La borne 720

La frontière sud du Québec, partagée avec les états de New York et du Vermont, suit de façon irrégulière et approximative le 45e parallèle. Le long de cette ligne, un seul point peut être qualifié de « plus au sud ». Celui-ci se trouve à l’emplacement exact de la borne frontalière 720. Ce monument en forme d’obélisque, identique aux milliers d’autres qui marquent cette frontière, se situe sur une terre privée en Montérégie, tout près de la rivière Châteauguay.

Le cap Wolstenholme

Situé à 28 km au nord-est de la communauté inuite d’Ivujivik, le mythique cap Wolstenhome est le point le plus au nord de la péninsule du Québec. C’est Henry Hudson qui l’a baptisé ainsi lors de son dernier voyage de 1610 afin d’honorer le bailleur de fonds de son expédition. Nommé Anaulirvik en inuktitut, le cap abrite l’un des plus importants sites de nidification du guillemot de Brünnich et fait partie de Réserve de parc national Iluiliq.

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